Cabinet Hypnose Paris

 


gregory lambretteRevue Hypnose & Thérapies Brèves 28 Gregory Lambrette

Un dialogue inhabituel. Cybernétique et émotions.

Une des avancées importantes de l’approche stratégique brève concerne la prise en compte du travail avec les émotions. Gregory Lambrette situe cette évolution dans une perspective historique, pour nous emmener loin des conceptions pionnières initiales, sans pour autant s’en couper.

Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris

Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE

Hypnose Thérapeutique - vendredi 20 avril 2018 - 14:27
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. Cet article résume la position de ces experts sur l’état de l’art et les orien-tations que devrait prendre la recherche sur ce sujet.

Quelles sont les avancées récentes ?
Les auteurs distinguent au sein de la recherche scientifique deux approches principales : la recherche fondamentale ou intrinsèque, qui s’attache à observer, décortiquer et comprendre les mécanismes neurophysiologiques de la réponse hypnotique, et la recherche clinique, qui s’intéresse aux vertus thérapeutiques de l’hypnose.

Concernant la recherche intrinsèque, l’article nous apprend que :
L’imagerie fonctionnelle et l’électroencé-phalogramme (EEG) ont largement contribué ces vingt dernières années à objectiver le phénomène hypnotique. L’EEG a per- mis de mettre en évidence un profil électrique particulier avec au niveau des aires frontales une connectivité fonctionnelle qui apparaît diminuée.

L’imagerie a quant à elle permis de mettre en évidence les réseaux neuronaux impliqués dans l’hypnose. Certaines régions cérébrales sont directement impliquées dans cette réponse, comme par exemple le cortex préfrontal ou le cortex cingulaire antérieur. L’imagerie fonctionnelle permet aussi de montrer des différences selon la suggestibilité. C’est le cas du corps calleux, dont le volume est différent selon le pro- fil de suggestibilité. Enfin, quelques avancées évoquent le rôle du cervelet. Il existerait des différences phénotypiques du cervelet entre les personnes très suggestibles et peu suggestibles.
Par ailleurs, l’IRM fonctionnelle a validé le concept d’expérience subjective de l’hypnose : il existe un parallèle net entre l’expérience d’un sujet hypnotisé et les modifications fonctionnelles observées en imagerie. Autrement dit, des changements perceptifs sont associés à une authentique réponse neuronale. L’expérience devient visible, permettant de différencier l’hypnose de la simple imagerie mentale. Pour affiner ces mécanismes, certains types de suggestions ont été utilisés comme modèles d’étude. Par exemple, les suggestions idéomotrices permettent d’observer des voies de réponses distinctes entre un mouvement volontaire et un mouvement suggéré.
L’ensemble de ces données permet d’isoler l’hypnose et d’affirmer sa réalité neurophysiologique.


Bouffées de chaleur: apports de l’hypnose. Marc PICARD-DESTELAN
Je travaille sur le problème des bouffées de chaleur dans le cadre d’un établissement de soins pour des personnes souffrant de cancer, en particulier le cancer du sein. En effet, ces soins entraînent fréquemment des modifications hormonales responsables de bouffées de chaleur.
Les 11 principes d'Erickson. Etude synthétique
Abraham HERNÁNDEZ COVARRUBIAS. Article traduit par Gérard FITOUSSI 
Erickson était réputé pour son efficacité thérapeutique et la rapidité avec laquelle il traitait les patients difficiles. C’était sa spécificité et, pour
y parvenir, il n’hésitait pas à utiliser des techniques et des stratégies différentes avec
un style qui lui était propre.Il n’a cependant pas systématisé ses stratégies. 
Note troisième. Selon François Roustang. Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND
En quelques mots, François Roustang dessine, sans détour, la place singulière que tient le symptôme dans son univers. Tout symptôme en effet y est considéré comme « une isolation, un retranchement du flux de la vie, un arrêt, une mise à l’écart » 
Traumatismes complexes : Adaptation de l'hypnose. Olivier PIEDFORT-MARIN
Les séquelles de traumatismes complexes sont souvent un défi pour la psychothérapie
à bien des égards. Par traumatismes complexes on comprend principalement des événements traumatisants pendant l’enfance et l’adolescence, événements souvent répétés ou réguliers sur de nombreuses années. 
Personne âgée démente et l'hypnose aux urgences. Marie-Laure MOUEZA
En tant que soignante, je me forme au mieux. Actuellement la réponse médicamenteuse est limitée. On ne dispose pas de traitement curatif. Les traitements non médicamenteux apportés par les soignants sont alors d’une grande importance car ils sont souvent les seuls mis en œuvre pour maintenir l’état de santé et d’autonomie des personnes. J’ai donc décidé de me former à l’hypnose. 
La respiration est le souffle de vie. Jeanne-Marie Jourdren
La vie est indissociable de la respiration. Le soin l’est tout autant : la respiration est le lien qui unit le monde intérieur du patient au monde extérieur. Quel que soit le soin effectué, quelle que soit la discipline pratiquée, le soignant devra être attentif à la respiration du patient. La respiration traduit de façon fidèle le rythme du monde intérieur de tout un chacun.
Mouvement de respiration. Concepcion RUANO-SICHI
"C’est toujours le même mouvement, il suffit de se fondre en lui, de s’y absorber. Tenter de revenir. Tenter de passer. Affronter l’écume et la vague. On pourrait croire que c’est un affrontement mais on aurait perdu d’avance. On n’affronte rien. Entrer dans l’océan ne peut pas être l’affronter. On entrera un peu plus loin, on s’accordera à lui. C’est toujours le même mouvement. Dans l’espace physique de la vague. Dans la pensée. C’est ce mouvement-là, exactement. La liberté qu’on prévoit, qu’on entrevoit après la barrière de la vague.
En orthophonie, la respiration. Isabelle HUÉ-DELETTREZ
L’attention à la respiration du patient revêt, pour l’orthophoniste, une importance particulière, que la plainte concerne la voix, l’articulation, la communication bien évidemment, mais aussi dans les autres domaines d’exercice de l’orthophonie tels que le langage écrit, les troubles affectant la logique, les mathématiques, la neurologie... 

Observer et utiliser la respiration. Jean-Michel HÉRIN
Que ce soit dans des domaines aussi variés que l’Anesthésie, l’Hypnose, l’Acupuncture ou l’Art, la respiration est fondamentale. Ce mouvement initial est essentiel puisque, c’est un lieu commun, quand il n’y a pas de respiration, il n’y a pas de vie. De la même manière, ce qui ne bouge pas, ce qui n’est pas dynamique, est figé. Il ne « respire » pas.

Le souffle de vie dans la réadaptation. Jeanne-Marie Jourdren
La respiration est le premier mouvement qui nous attache à la vie : sans ce mouvement, pas d’énergie et pas de vie. Le manque de cette énergie est crucial. Cette énergie est vitale, elle nous remplit de vie. La variation de cette énergie aura des conséquences sur tout notre organisme, sur toutes les fonctions vitales. Lorsqu’elle vient à manquer, le corps met en œuvre mille et une stratégies pour compenser et préserver ce qui est de plus précieux : la vie.
« Ça tombe bien ! » Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 48
Pas vrai ! Mon vélo a de nouveau un pneu crevé, juste maintenant quand je dois aller au cabinet et suis déjà limite avec le temps. 
« Salut ! mais que fais-tu dans le froid de ce matin ? » Ah, ça tombe bien, un ami qui passe au bon moment avec sa bagnole. Je lui demande un passage et réussis à arriver à temps au boulot. 
Laissez advenir...Sophie COHEN
Laissez advenir... Laissez advenir ce qui est... ce qui est là... présent, dans le maintenant à l’intérieur de vous-même... Sentir ce qui est en place à l’intérieur de vous-même... de votre corps... ressentir, oui, comme ça... c’est très bien... Juste res- sentir ce qui est... est-ce que vous sentez les zones fraîches... les zones chaudes ? Sentez-vous ici des tiraillements ? Là des fourmillements ?... 
Cette phobie, une peur de mourir… ou de vivre ? Dr Adrian CHABOCHE
Dans notre exploration des dimensions humaines et de ce qu’elles recèlent de mystérieux aux confins des pathologies, il semble nécessaire à notre pratique de s’autoriser à avoir des regards innovants et neufs sur ce que l’on pense savoir. Nos connaissances, les théories, si elles nécessitent bien qu’on les maîtrise à un moment donné, sont là pour être oubliées. Ou ré-inventées.
Hypnose et danse avec Catherine Contour. Dr Dina ROBERTS
Pour ce numéro, j’ai choisi d’inviter Catherine Contour, dont la pratique artistique et pédagogique a été considérablement influencée par le pas de côté 
qui l’a emmenée vers l’hypnose. A partir d’une formation aux arts décoratifs et à la danse contemporaine, elle enrichit son approche du corps et du mouvement par des pratiques énergétiques. C’est lors d’un stage de Qi gong organisé par Jean Becchio qu’elle découvre par hasard l’hypnose à laquelle elle décide alors de se former et qui prendra peu à peu une place centrale dans son travail. 
Les Grands Entretiens: Jean-Marc Benhaiem par Gérard Fitoussi
Une des premières questions qui me vient à l’esprit est celle qui a mené à la création du premier diplôme universitaire d’hypnose à la Pitié Salpêtrière, lieu hautement symbolique. Peux-tu nous en donner la genèse ? Jean-Marc Benhaiem : Après avoir ouvert une formation à l’hypnose médicale en 1996, je décide en 2000 de proposer à l’Université de la transformer en DU.
Livres en bouche. Jean-Marc Benhaiem
30 jours pour pratiquer l’autohypnose, Pascale Chami, psychologue, Damien du Perron, médecin. J’ai lu le livre et j’ai aimé ! Les deux auteurs de cet ouvrage, aidés par une longue pratique d’hypnothérapeutes, ont décidé de construire des exercices qui sont des réponses à nos problèmes. 
Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. 

Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens

Hypnose Thérapeutique - jeudi 22 mars 2018 - 17:18
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans.

Je vous propose donc ici, au travers des témoignages des cinq auteurs, de porter un regard différent sur la façon dont l’hypnose intervient dans ce domaine vaste de la douleur. Cinq univers très différents sont décrits, c’est cette richesse que je vous propose de partager ici.

Il sera abordé dans ce dossier thématique, des aspects du prisme « douleur » inhabituels. Anita Violon, psychologue, nous propose de porter un regard sur le langage hypnotique « inventé » par des écrivains soumis à d’infamantes tortures, infligées ou iatrogènes, pour survivre. Elle nous parle également de peinture, de stoïcisme, de bouddhisme ou de sport extrême, et cet article montre avec grâce « le dépassement de soi, le courage inouï, aboutissant à un remodelage du ressenti ».

Le regard croisé d’une gériatre, le Dr Aurore Burlaud, et d’un psychomotricien, Patrick Martin, porte sur les douleurs de la chute de la personne âgée, et comment l’hypnose permet une prise en charge pointue des douleurs et des peurs à la reprise de la marche. La chute de la personne âgée est une urgence, un traumatisme majeur, souvent présenté comme « le début de la fin ». Ce double regard est riche d’enseignement. Il permet à la fois au patient de se redresser physiquement et psychiquement, de lutter contre la peur de la rechute et de se réapproprier son espace et son autonomie.

Le Dr Jacques Wrobel montre comment l’hypnose permet d’affronter au mieux des situations inattendues d’urgence, et comment déjà absorber le trauma inhérent à ces situations. Il insiste très justement sur les inductions rapides à utiliser en cas d’urgence. En effet, l’urgence s’accompagne toujours d’anxiété et de stress, quelle que soit l’importance du trauma. Parfois l’hypnose doit se faire autoritaire, évidemment dans des règles éthiques ; il y a un passage riche d’enseignement sur l’hypnose en obstétrique et lors des soins dentaires.

Jeanne-Marie Jourdren, kinésithérapeute, nous décrit la façon dont elle utilise l’approche hypnotique pour une belle remise en mouvement d’une patiente porteuse d’algodystrophie en insistant sur l’ancrage du corps. Elle raconte élégamment sa technique de réassociation par la respiration, son travail d’ancrage du corps, sans oublier, ce qui est profondément original, la réadaptation émotionnelle.

Enfin, le Dr Jean-Pierre Alibeu appelle l’hypnose à la rescousse pour améliorer la prise en charge des douleurs neuropathiques, ces drôles de douleurs complexes et résistantes. Il propose une prise en charge individualisée, sans recettes, en utilisant le langage métaphorique, aussi bien dans les neuropathies chroniques que dans l’algie vasculaire de la face (neuropathie aiguë), permettant aussi une restauration du capital confiance, lourdement impacté chez ces patients.

Dans ces situations et retours d’expériences très hétérogènes, l’hypnose apparaît comme un pilier thérapeutique novateur, un nouveau type de communication thérapeutique qui permet au soignant comme à l’éprouvé de sortir de l’impasse et de mettre une lumière au bout du tunnel.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 

Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès.
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 
Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 

Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche

Hypnose Therapie Breve - jeudi 22 mars 2018 - 17:08
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ?

Cédric Meckler : Je suis médecin militaire, en retraite depuis début septembre 2017. J’étais chercheur en neurosciences, spécialisé dans l’exploration neurophysiologique des processus cérébraux dédiés à la supervision de l’action, ce qui m’a permis ensuite d’étudier l’hypnose.

C’est-à-dire ?
Parmi les travaux publiés par notre équipe de l’Institut de recherche biomédicale des Armées, en collaboration avec le CNRS de Marseille, nous avons étudié les processus qui contribuent à l’élaboration d’un mouvement et d’une décision. Si on demande à un sujet de répondre en appuyant sur un bouton de la main droite ou de la main gauche en réaction à un stimuli particulier, le sujet peut se tromper de doigt. Si le cerveau considère dans ce cas de figure qu’il y a un risque d’erreur, on a mis en évidence qu’il active deux aires spécifiques : l’aire motrice supplémentaire (Meckler et al., 2013) qui aide à la sélection de l’une des deux mains, ainsi que le cortex moteur primaire (M1), qui lui au contraire va inhiber l’autre main, comme une mesure de prévention de l’erreur (Meckler et al., 2010). Si le cerveau considère qu’il n’y a pas de choix entre les deux mains et qu’il n’y a pas de risque de se tromper, ces aires ne sont pas sollicitées et ces processus ne sont pas mis en place (Vidal et al., 2011). Donc, dans le processus dédié à la supervision de l’action, si le cerveau considère qu’il y a un risque d’erreur, ces deux aires (AMS et M1) vont être mises en jeu de façon automatique et irrépressible. Ces résultats m’ont amené à travailler aussi sur l’hypnose...
Et tu es également concertiste...
Je suis la moitié du duo Vernet-Meckler, formation assez insolite d’orgue à quatre mains, depuis plus de dix ans. Nous avons enregistré le répertoire original des XVIIIe et XIXe siècles, ainsi que de nombreuses transcriptions, dans une dizaine de CD dont certains ont reçu le Choc du Monde de la Musique et/ou le Diapason d’Or.

Comment en es-tu venu à t’intéresser à l’hypnose ?

Dans le but d’aider à la performance sportive et artistique. Au préalable, au sein de l’Armée, il s’agissait d’enrichir les techniques d’optimisation du potentiel pour la préparation opérationnelle des militaires et ainsi améliorer leur sécurité. Pour savoir le crédit que l’on pouvait accorder à l’hypnose dans cette indication, j’ai proposé l’étude neurophysiologique d’une suggestion hypnotique de paralysie, afin de mettre à l’épreuve les théories psycho-socio-cognitives. Ces dernières stipulent que les effets en hypnose répondraient à des déterminants culturels : le sujet pourrait être, malgré lui, poussé à jouer un jeu de rôle, dicté par sa représentation sociale de l’hypnose, fortement véhiculée dans les médias ou les spectacles. Il ne ferait que se conformer à une croyance, en exprimant le comportement que l’on attend de lui. Dans ce dernier cas, l’utilisation de l’hypnose dans le cadre de la préparation n’aurait pas apporté d’avantage spécifique par rapport aux autres méthodes déjà utilisées au sein des Forces Armées.

L’Armée a été intéressée pour financer une expérience sur l’hypnose ?
Oui, grâce à la confiance de mes supérieurs hiérarchiques (chefs d’unité, de département, de division). Et c’est là un retour aux sources, puisque ce sont trois officiers français du XVIIIe siècle, les frères Puységur, qui ont fortement contribué au développement de l’hypnose, après le magnétisme animal de Mesmer. C’est aussi un signe de l’évolution des mentalités militaires car la « Grande Muette » a longtemps rejeté l’hypnose, d’abord par ignorance, puis par dogmatisme. Par deux circulaires de 1890, le ministre de la Guerre puis celui de la Marine interdisent sa pratique dans l’Armée française car on pensait que le jeune conscrit hypnotisé deviendrait un pantin livré aux mains de son médecin militaire, servitude aggravée par l’influence de son grade sur le malheureux. Cette mise à l’écart est devenue pérenne par pur dogmatisme, du moins jusqu’à aujourd’hui.

En quoi consiste alors ton protocole ?
Pour tenter de réfuter les théories psycho-socio-cognitives, j’ai proposé l’analyse d’une réponse cérébrale, automatique, involontaire, irrépressible, à laquelle le sujet n’a aucun accès, et dont il n’a aucun contrôle. La réponse cérébrale en question, ce sont les processus dont je t’ai parlé au début, sélection motrice et prévention de l’erreur, candidats idéals pour sonder cette question. Mieux, cette analyse permet de s’affranchir d’un effet placebo éventuel, car ces processus ne peuvent pas non plus être activés par une croyance puisqu’ils ne sont pas en rapport avec la suggestion pratiquée. En effet, quand on administre un placebo d’antalgique, la croyance peut être suffisante pour provoquer, en guise de réponse du système nerveux central, la sécrétion d’endorphines. Cette réponse est en résonance avec la croyance d’antalgie. C’est très efficace, mais ce n’est pas de l’hypnose !
Depuis 2016, nous engageons des sujets dans une tâche particulière, appelée Temps de Réaction de choix bimanuel, tout en recueillant l’activité électrique générée par l’AMS et le M1 impliqué dans la réponse à ne pas fournir (potentiels évoqués en électro-encéphalographie). Chaque sujet doit répondre aussi vite et précisément que possible à un signal visuel. Par exemple, si on lui présente une consonne, il doit appuyer sur un bouton avec le pouce droit, avec le gauche si c’est une voyelle. Nous suggérons par hypnose une paralysie de l’une des deux mains. Comme nous ne sélectionnons que des sujets très suggestibles, aucun d’eux ne bouge cette main. Mais pourquoi ? Cette paralysie relève-t-elle du jeu de rôle ou est-elle d’une autre nature ? Mon raisonnement a donc été le suivant :
- Soit les aires cérébrales impliquées dans les processus de sélection (AMS) et de prévention de l’erreur de main (M1 impliqué dans la réponse à ne pas fournir) restent silencieuses, et cela montrera que le sujet s’est abstenu de faire un choix réel entre les deux mains pour répondre. Le cerveau aura considéré qu’il n’y a aucun risque de se tromper de main. Le sujet aura donc joué le rôle d’hypnotisé. Les théories psycho-socio-cognitives seront confirmées.
- Soit ces aires cérébrales sont mises en jeu, et cela montrera que le cerveau aura considéré que les deux réponses manuelles font toujours partie du répertoire des possibilités. Une sélection sera bien effectuée entre les deux mains (activation de l’AMS) et un risque de se tromper de main sera toujours présent, justifiant une mesure de prévention de l’erreur (inhibition du M1 impliqué dans la réponse à ne pas fournir). Contrairement à l’hypothèse précédente, ce ne sera plus un jeu de rôle. Les théories psycho-socio-cognitives pourront alors être réfutées.


Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau

Mady Faucoup Gatineau Master 1 de Psychologie, psychothérapeute installée en libéral à Nantes. Formée aux Thérapies brèves : Palo Alto, hypnose ericksonienne, thérapie orientée solution, stratégique et narrative. Formée à l’HTSMA (Hypnose, Thérapie Stratégique et Mouvements Alternatifs) conçue et développée par le Dr Bardot, psychiatre et psychothérapeute. Formatrice en hypnose et en HTSMA à l’Institut Mimethys. Dans la thérapie HTSMA Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). Ce travail analogique, comme dans le rêve, va permettre de restaurer progressivement les interactions qui étaient bloquées.

Dans cet objectif, le thérapeute va devoir déconstruire la plainte par un questionnement spécifique, tant qu’elle ne sera pas clairement identifiée. Cela peut se faire de trois manières différentes selon ce qui vient : soit par la voix de la réduction lorsqu’elle est trop large afin d’atteindre une forme plus claire et plus juste du problème, soit par la sursaturation lorsque le mental s’enferme dans les définitions, jusqu’à ce que le corps s’exprime, soit par la métaphorisation. Puis le travail va pouvoir se faire en suivant au plus près le processus jusqu’à l’expérience sécure, expérience de centration et de calme intérieur généralisé. Pour cela, l’imaginaire partagé fait le lien entre le mental et le perceptif sous formes de diverses expressions successives, qui permettent progressivement de travailler sur le problème. Pour cela, le thérapeute va entrer dans une transe d’observation des réactions du patient, de ses propres réactions et de ce qui se passe entre les deux : les trois « O » d’Erickson. Il accueillera naturellement ce que la pensée créatrice va faire émerger dans le couple patient/thérapeute, lorsqu’il interroge ou observe le patient sur ce qui vient, là, maintenant. Il va externaliser le vécu de souffrance et internaliser les ressources. Parfois, quand le patient est dissocié et ne peut entrer dans le processus, le thérapeute va servir de modèle en externalisant ce qui vient chez lui, toujours dans la transe d’observation. Ce n’est pas l’expression de quelque chose de fantaisiste. Le patient va pouvoir alors se réapproprier son vécu et en faire autre chose.

Cette façon de travailler me semble écologique pour le couple patient/thérapeute. Elle protège le thérapeute de ce qui pourrait l’impacter, et le patient de l’identification à son symptôme. Elle permet aux deux d’entrer dans une bulle thérapeutique hypnotique. Le patient va vivre une expérience de soutien inconditionnel jusqu’à l’autonomie à la fin de la séance, lorsque l’orientation vers le futur est enfin possible. Il va se voir naturellement accomplir une tâche qui sera un élément du pont vers sa reconstruction.

La relation au corps en thérapie HTSMA est une évidence. Il y a là deux personnes ensemble dans un lieu, qui se parlent, se répondent, essaient de se comprendre. Ça passe par l’expression verbale mais aussi par le non-verbal : le corps est parfois figé mais il est le plus souvent en mouvement même si ça peut être infime. Si on observe bien, c’est donc un dialogue avant tout corporel qui précède même l’expression verbale.

*L'HTSMA est une approche intégrative utilisant l'EMDR, l'hypnose ericksonienne, les thérapies brèves orientées solution.

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